Les changements du 1er janvier 2019

Les changements du 1er janvier 2019

Depuis le 1er janvier, les automobilistes doivent faire face à de nombreux changements de lois : prime à la conversion, malus, assurances... décryptage de ces nouvautés avec AutobyParot.

L'évolution de la prime à la conversion

L'Etat accorde une aide supplémentaire aux ménages les plus modestes qui souhaitent changer leurs véhicules diesel d’avant 2001, ou 2006 si non imposable ou essence d’avant 1997. En effet, le montant de la prime s'éléve à 2 500 € pour un modèle hybride rechargeable neuf, contre 1 000€ en 2018. Pour les véhicules d'occasion, la prime de 2 500 € est réservée aux ménages non imposables.

Autre nouveauté pour les 20% des ménages les plus modestes et les personnes non imposables, cette prime est doublée, soit 4 000€ pour l'achat d'un véhicule thermique et hybride neuf ou d'occasion et jusqu'à 5 000€ pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d'occasion.

Petit bémol, la liste des véhicules éligibles a évolué : elle est désormais accordée aux véhicules rejettant moins de 122g/km de CO2 contre 130g en 2018.

 

Le malus : où en sommes-nous ?

Deux changements en ce début d'année. Le seuil de déclenchement du malus est passé de 117g/km contre 120g/km en 2018. Néanmoins, il sera moins sévère que prévu : il prend en compte la hausse des émissions de CO2 inhérente au nouveau cycle d’homologation WLTP en vigueur depuis le 1er septembre 2018

Quant aux pick-up, les véhicules désormais concernés ne seront que ceux à cinq places, pour épargner les pros qui utilisent un modèle à cabine approfondie avec quatre places.

 

Indemnités kilométriques : petite aide pour les petites cylindrées

Ce changement concerne les conducteurs qui optent pour le système de déduction en frais réels au titre de l’impôt sur le revenu. Le barème kilométrique doit être revalorisé de 10 % pour les véhicules de 3 chevaux fiscaux ou moins, et de 5 % pour les voitures comptant 4 CV.

 

Permis : une formation pour réduire la période probatoire

Les conducteurs qui viennent d’avoir leur permis de conduite pourront participer à une formation complémentaire de 7 heures ,dans une des écoles de conduite certifiée par l'Etat afin de réduire leur période probatoire. Cette formation devra impérativement s'effectuer entre les 6e et 12e mois suivant l'obtention du permis. Elle permettra de réduire de 3 à 2 ans la durée du permis probatoire et de 2 ans à 1 an et demi pour ceux qui ont fait conduite accompagnée.

 

Lutte renforcée pour les non assurés 

Policiers et gendarmes vont avoir accès à un nouveau fichier des véhicules assurés. Ils sauront donc rapidement si un conducteur circule à bord d'une voiture non assurée. Les véhicules équipés d'un lecteur automatique de plaques d'immatriculations détecteront les conducteurs en infraction.

 

Ethylotests anti-démarrage : généralisation

Après avoir été en test dans plusieurs départements, les éthylotests anti-démarrage (EAD) pourront être généralisés cette année. En effet, les conducteurs interpellés avec un taux d’alcoolémie s’élevant entre 0,8 et 1,8 g/l pourront se voir obligés de conduire un véhicule doté d’un éthylotest anti-démarrage, sur une période pouvant s’étaler jusqu’à six mois. Il s’agira dans ce cas d’une alternative à la suspension de permis .Les coûts seront néanmoins à la charge du conducteur.

 

Les changements prévus courant 2019...

  • La hausse des prix des péages en février : 
  • Les automobilistes utilisant les autoroutes devraient subir une forte hausse des prix des péages. Cette hausse est notamment due à la prise en compte de l'inflation (comme chaque année), mais aussi de deux compensations validées par l'État : la première pour compenser le gel des tarifs en 2015 et l'autre par un plan de travaux. Les tarifs devraient prendre en moyenne 1,9 %.
     

  • Le contrôle technique :
  • Normalement prévu pour janvier 2019, le durcissement du contrôle technique sera finalement mis en oeuvre le 1er juillet. Il s'agit de renforcer le contrôle de l'opacité des fumées à l'échappement des véhicules diesel, pour détecter une surémission des particules fines.

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